IMPALA SS CABRIOLET 6 CYLINDRES – 1963 –

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Voici notre premier article terminé grâce à la traduction de mademoiselle  Cara DELEUZE; que nous remercions au passage !

Sur Des commentaires et photos de Richard Lentinello et HEMMINGS MOTOR NEWS.


IMPALA SS

Une SS sans pareille.

Rareté n’est pas toujours synonyme de valeur; cette Impala SS cabriolet de 1963 au moteur 6 cylindres en est la preuve .


Oui, vous avez bien lu. Cette Impala SS cabriolet est pourvue d’un moteur 6 cylindres- l’infaillible moteur Turbo OHV de chez Chevrolet ! Depuis trop longtemps, les amateurs s’imaginent que l’équipement SS d’une Impala assure la haute performance au modèle, mais ce n’est pas le cas.

Le pack SS consiste plutôt en une option décorative plus sportive avec sièges baquet, et…c’est à peu près tout. Concrètement, cela signifie qu’en 1963, un acheteur pouvait ajouter le pack SS RPO Z03 à n’importe quel type de carrosserie; toit rigide, cabriolet ou berline, combiné au moteur V-8 ou au six-cylindres.

Cette SS cabrio noire en témoigne.


Tandis que la plupart des passionnés tiennent les 409-propulsion en haute estime, le contraire est vrai pour ces Impala 6 cylindres.

Etant donné que la grande majorité des six-cylindres a soit été envoyée à la casse, soit été convertie en V-8 par les fans de hot rod, ces sixes standards qui, autrefois, étaient monnaie courante, sont aujourd’hui les Impala les plus rares.

Néanmoins, rareté n’est pas toujours synonyme d’attractivité ou de grande valeur. Il existe heureusement quelques connaisseurs qui savent reconnaître les voitures rares quand ils en voient et qui consacrent leur temps, leur énergie et leur argent à les restaurer de la manière la plus authentique possible, qu’importe la propulsion. Parmi ceux qui savent apprécier et comprendre la valeur historique de l’Impala six-cylindres , il y a Joe Davis (Melbourne, FL), le propriétaire de la voiture et son frère John, qui a déniché la vieille Chevrolet des années 60, pourvues de six feux arrière.

Joe raconte : « J’étais particulièrement admiratif des cabriolets et de ce fait, John, qui vivait alors à Lancaster (PA) pensant qu’il me fallait un projet, a commencé à en chercher une, et a trouvé celle-ci à Harrisburg. Il m’a convaincu de faire le trajet depuis le Maryland pour aller la voir, et j’ai fini par l’acheter pour $1.600 !! « 

« La voiture se trouvait dans un garage délabré au fond d’une ruelle, et s’est avérée être une version originale de la marque et du modèle, ayant servi comme véhicule de tous les jours et fini par prendre sa retraite » se remémore Joe. « Elle était dans un sale état, avec des traces de rouille sur le plancher et la carrosserie. L’intérieur était tout aussi détérioré, notamment par des infiltrations d’eau. La voiturez roulait à peine, la transmission coinçait. Un système d’air conditionné avait été rajouté plus tard : lui aussi était hors d’usage. »

Comme pour beaucoup d’amateurs qui achètent une voiture pour la remettre en état, l’Impala n’avait rien de spécial aux yeux de Joe. Pourtant, avec le temps, il s’y est attaché. « J’ai toujours aimé les décapotables et j’en ai eues quelques-unes au cours des années, alors peut-être que c’est ce détail qui m’a décidé de l’acheter » nous dit Joe. « A plusieurs reprises pendant la restauration, j’ai envisagé de la modifier avec une transmission plus intéressante, mais j’en suis toujours venu à la conclusion qu’elle était née six-cylindres et devait le rester, en gardant autant que possible l’aspect authentique. »


La combinaison relativement accrocheuse du rouge et du noir est parfaite pour le profil de l’Impala, soulignant sa ligne musclée. Le toit rigide est couvert d’un couvre tonneau rouge amovible. Notons les doubles antennes à l’arrière.

Chaque détail frappe dans cette Impala, dont l’état après la restauration est encore meilleur que celui d’origine – le look sportif du volant, du levier de vitesse, les garnitures en aluminium sous le tableau de bord. L’emblème spécifique présent sur l’aile avant indique qu’il s’agit d’un six-cylindres.




Le moteur est un six-cylindres de base qui déplace 3763cm² (230cuin).

A4400RPMP, 140 chevaux. La conduite se fait lisse comme de la soie. Le carburateur est un Rochester simple corps. Couplé à la cloche d’embrayage, on retrouve l’authentique transmission automatique deux vitesse Powerglide; équipé SS, le clavier est placé sur une console montée au plancher, entre les deux sièges baquet.

En avançant dans le travail, de restauration sur la vieille Impala, Joe et John ont commencé à la regarder sous un jour différent. « Au fur et à mesure, la voiture est devenue spéciale à mes yeux » explique Joe. « L’une des raisons qui m’a fait porter ce nouveau regard était qu’en continuant dans notre boulot sur la voiture, on découvrait des informations anecdotiques indiquant combien la combinaison particulière de cette carrosserie avec cette transmission était rare. Ca m’a poussé à la garder la plus authentique possible. »

Joe poursuit : « Les chiffres de production de Chevrolet en 1963 ne fournissent pas beaucoup de détails. Selon GM, un incendie serait à l’origine de leur disparition. Si vous jetez un œil aux données qui subsistent, vous en concluez qu’en terme de chiffres, les 409 étaient bien plus rares que les six-cylindres. La différence est qu’en devenant des pièces de collection, les 409 étaient très recherchées, contrairement aux six-cylindres. Donc la question est ; cette Impala Super Sport cabrio de 1963 est-elle la plus précieuse restante? Beaucoup seraient tentés de dire non. Est-ce la plus rare des Impala SS cabrios de 1963? On n’en sait rien mais c’est possible. On doute que beaucoup de SS cabrio six-cylindres et avec transmission Powerglide aient survécu. »


Après environ 22 longues années, la restauration de la remarquable Impala s’est achevée en 2012. Pourtant, personne au sein des cercles d’ancêtres ou de Chevrolet vintages ne connaît son existence, car celle-ci n’a jamais été exposée. Plutôt que de rester assis toute la journée derrière leur voiture dans un parking, Joe et sa femme Jolene préfèrent être au volant, et ce pour plusieurs centaines de kilomètres chaque année. Et quand ils ne sillonnent pas les environs dans leur superbe Impala, ils conduisent leur élégante Ford Crown Victoria de 1956.

Sur les routes, Joe explique combien il apprécie conduire l’Impala. « La voiture suscite tellement de pouces levés, de coups de klaxon et de sifflements que sa conduite est un plaisir. Ceci dit, quand je ne l’utilise pas pendant un moment, je me rends compte qu’il me faut un petit temps de réadaptation au rayon de braquage ainsi qu’à la sensation sur la route. La direction assistée affecte très peu cette sensation. Il faut également braquer plus fort pour qu’elle tourne. Le remplacement des pneus à carcasses diagonales par des pneus radiaux améliore énormément la maniabilité. »

À la fin de ma séance photo, Joe suggère qu’on aille faire un tour, moi au volant. Même si je n’ai jamais conduit d’Impala ’60s auparavant, étant la proche cousine de la Pontiac, le maniement rappelle celui de ma Le Mans 1964 que je conduisais chaque jour de Brooklyn au New Jersey au début des années 90. Même direction, mêmes freins, même stabilité dans les virages, même performance, ma Pontiac étant elle aussi alimentée par un six-cylindres 140hp et une boîte auto deux-vitesses Super Turbine. L’odeur à l’intérieur est la même, elle aussi !

« Elle carbure comme on peut l’attendre d’une Powerglide du début des années 60. »

Le baffle radio se trouve au milieu des sièges arrière, et dispose d’un emblème Impala noir et or ; des boutons décoratifs ajoutent de la brillance aux portières, tandis que les sièges baquet offrent davantage de confort et un appréciable soutien de jambes.

Les sièges baquet sont légèrement moelleux, permettant de s’y enfoncer juste assez, bien qu’il n’y ait pas d’appuis latéraux. La prise en main du volant est agréable, avec un compteur horizontal toujours bien en vue tandis que le large pare-brise offre beaucoup de visibilité, ce qui facilite grandement la conduite. A nouveau, semblable à ma vieille Pontiac, le rapport de direction assez élevé, pas des plus rassurants au pilotage, surtout comparé aux systèmes à crémaillère de direction d’aujourd’hui ; c’est particulièrement vrai en plein trafic. Mais on s’y fait, on réalise la nécessité d’anticiper et d’éviter la conduite précipitée.

Il en va de même pour ces freins à tambour sur les 4 roues. Aussi longtemps qu’on ne s’en sert pas de manière exagérée, ils fonctionnent très bien, entraînant un ralentissement souple et précis avec le sentiment sécurisant que oui, vous allez vous arrêter à temps.

Les adeptes mal informés sont toujours stupéfaits de voir à qui ressemble un 230 Turbo-Thrift 140hp six-cylindres sous le capot. Avec si peu de SS sic-cylindres restantes, un certain mérite revient au propriétaire qui la conserve sous son allure d’origine.

Joe explique : « Quand la voiture est restée au repos pendant un moment, il faut un petit temps aux freins pour fonctionner correctement ; cela dit, après quelques kilomètres et freinages secs, ils s’ajustent et retrouvent un fonctionnement normal. Le système de freinage est efficace. »

Le plus épatant avec ce Turbo-Thrift six-cylindres est qu’il fournit la puissance suffisante, que ce soit à l’arrêt ou à pleine vitesse, sans même que l’on remarque la différence avec un V8 habituel (283cuin). Etant donné les routes actuelles bondées, ainsi que la direction et les particularités de freinage, les performances globales de cette Impala sont parfaitement satisfaisantes et idéales pour les conducteurs qui prennent leur temps et apprécient le parfum des fleurs autour d’eux lorsqu’ils roulent. Inutile de conduire vite pour profiter du moment avec un ancêtre.

Même la transmission Powerglide deux-vitesses ne constitue pas une contrainte. Comme toutes les boîtes auto GM, le rapport est souple, tandis qu’un signal indique l’engagement lors du démarrage. Comme le dit Joe : « Elle carbure comme on peut l’attendre d’une Powerglide du début des années 60. » Et même si cela paraît ne pas être la transmission la plus adaptée à un long trajet à 120km/h, ses performances sur les routes secondaires sont plus que satisfaisantes.

En fait, tout est harmonieux sur ces premières Impala 60’s. Le genre de voitures de collection qui peut vous combler, avec son charme fou, son design accueillant et son entretien facile. Sa conduite est fluide et elle reste très maniable malgré sa taille (surtout avec pneus radiaux). Ces voitures sont extrêmement confortables, avec beaucoup de places pour les jambes à l’avant ainsi qu’à l’arrière, et pourvues d’un coffre assez large pour que vous puissiez y ranger vos trouvailles lors de marchés d’échange. Il y a de nos jours tellement de pièces de reproduction disponibles pour les Impala de 1961 à 1964 que peu importe leur état, elles peuvent être restaurées avec la même qualité que la beauté noire de Joe. Et si vous découvrez un six-cylindres sous le capot, c’est encore mieux !

« Le point de vue du propriétaire »

« Quiconque s’approche de la voiture est tout de suite frappé par le fait que le moteur caché sous le capot n’est autre qu’un six-cylindres. Mais si cette voiture est née pourvue d’un six-cylindres, elle doit restée pourvue d’un six-cylindres; notre objectif était de la restaurer, autant que possible, comme à l’origine. J’adore la conduire, et grâce aux pneus radiaux, la maniabilité est bien meilleure. Tout me plaît dans cette voiture. Elle est géniale et je suis particulièrement fan de ses feux arrières. » – Joe Davis

Author: admingarage